La Flandre vient de s’opposer à ce qu’une maison située à
Oostduinkerke, une commune flamande de la côte « belge », soit vendue à
un couple de francophones de Bruxelles. Pour poser son veto, la
« commission d’évaluation provinciale » de Flandre occidentale invoque
le fait que ces acheteurs n’ont pas de « liens suffisants avec la commune ». S’ils avaient été Flamands, on peut sérieusement douter qu’un tel motif eût été invoqué.
Ladite « commission d’évaluation » s’appuie sur un décret
adopté en septembre 2009 par le gouvernement de la région flamande
(dirigée par le CD&V, le parti démocrate-chrétien nationaliste
d’Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen) afin de lutter
contre la hausse du prix de l’immobilier dans certaines parties de la
Flandre. Il s’applique dans 69 communes et prévoit que les autorités
locales peuvent s’opposer à toute vente (maison, appartement, terrain à
bâtir) à des personnes qui n’ont pas été domiciliées durant six ans, de
manière ininterrompue, dans la commune ou dans une commune limitrophe,
ou qui ne travaillent pas au moins à mi-temps dans la commune, ou qui
n’ont pas avec la commune « un lien professionnel, familial, social ou économique important ou de longue durée ».