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Demain, la fête ?

21/07/2010 ( 110 views / 0 reacties)



Les dernières élections ont donné les résultats les plus lamentables de notre histoire : une large victoire de la plus flagrante des démagogies.

 

Nous subissons d’une part, une désastreuse remontée du socialisme primaire face à la crise, et d’autre part la victoire écrasante des sous-nationalistes les plus obtus. C’est à désespérer de la démocratie.

 

Dans ce contexte notre fête nationale sera plus volontariste que jamais.

 

Logiquement, le Palais a immédiatement mouillé le grand vainqueur, (républicain notoire), en lui confiant une mission exploratoire qui avait pour but de le mettre immédiatement devant ses responsabilités nouvelles.  Comme il fallait s’y attendre, il n’en est rien sorti, si ce n’est que l’homme nouveau qui incarne la Flandre d’aujourd’hui a bien été forcé de prendre, du jour au lendemain, un profil bas et un ton bien plus raisonnable que celui qu’il utilisait durant la campagne. Prudent, l’homme a aussi perçu qu’il était impossible pour lui de prendre immédiatement les rênes d’un nouveau gouvernement sans renier trop visiblement ses rodomontades électorales.

 

La patate chaude est donc revenue dans les mains du vainqueur francophone. Celui-ci a pour lui l’expérience des négociations et des équilibres politiques les plus délicats, un cynisme sans une ombre de scrupule, et une capacité hors normes à justifier sans complexe, avec un large sourire face à une presse bien trop servile, les plus improbables des incohérences.

 

Si la Belgique pouvait se contenter aujourd’hui d’une démarche politiquement habile, l’autocrate au papillon rouge serait sans doute un choix suffisant pour arriver à occuper le pouvoir avec une équipe plus ou moins bancale. 

 

Mais nous pensons, comme beaucoup d’autres observateurs, que notre Pays ne peut plus se contenter de rabibochages scabreux entres d’éhontés particrates.

La crise que nous traversons, politique, institutionnelle, financière, économique et sociale,  est là pour que nous en sortions par le haut.

Ce dont les Belges ont besoin c’est de vision et de projet et des hommes qui les porteront.

 

Si le personnel politique actuel nous laisse profondément sceptique à ce propos, nous voulons croire que la fonction pourrait révéler des qualités insoupçonnées chez certains d’entre eux. L’important est de quitter définitivement les travers du système actuel.

La sortie de crise à laquelle nous aspirons passe par une révolution qu’il est de bon ton de qualifier de « copernicienne » pour dire tout simplement qu’il ne s’agit pas de prôner la sédition mais bien un véritable retournement des structures du pouvoir et de ses méthodes.

 

Le seul gouvernement raisonnable à cette heure est sans doute celui qui sera chargé de mettre en place les rouages indispensables à cette révolution car celle-ci ne se fera pas en un jour. Il s’agit de la concevoir, puis de mettre ses rouages en place. La mise en œuvre qui suivra s’étalera fatalement sur des mois ou même des années.

 

Si cette idée voit le jour, (elle est assez largement partagée même par des gens qui ne sont pas du tout de notre bord politique) reste que le contenu de cette « révolution » n’est évidemment pas vu avec les mêmes yeux par l’ensemble des forces en présence.

Et dans ce contexte, les valeurs essentielles défendues par le BEFFROI, comme nous avons pu le vérifier tout au long de la campagne électorale, sont à mille milles des préoccupations de la grande majorité du personnel politique actuel.

 

Plus que jamais,

  • notre attachement à notre pays et à la monarchie (qui demande « le retour au Beffroi » c’est-à-dire une autonomie maximale du plus proche, basée sur le principe de subsidiarité)
  • notre détermination à contester l’oligarchie particratique et la promotion d’une société d’irresponsabilité qui dénaturent la démocratie,
  • notre volonté de remettre l’Etat à sa place dans son noble et austère rôle d’arbitre, mais aussi d’en revenir à une économie du travail et de la propriété responsable, qui limite l’argent à son rôle de « moyen » (et non de but en soi !),
  • notre attachement indéfectible aux valeurs universelles qui sont à la source de notre civilisation et de tout progrès véritable : la défense de la vie, de la famille, de l’éducation aux vertus de base, mais aussi de notre patrimoine et de notre culture,
  • sans oublier les questions fondamentales et urgentissimes que soulèvent l’immigration de masse et un certain Islam totalement inacceptable,

Plus que jamais, le fossé qui sépare nos priorités et nos attentes de celles des partis du système, fait de nous des orphelins politiques, des orphelins de notre propre pays.

 

Plus que jamais, donc, un mouvement de fond extérieur aux partis  est nécessaire, plus que jamais le BEFFROI est indispensable.

 

Les dernières élections ont révélé aussi une dispersion dommageable de nos rares alliés.

 

Dès maintenant, mais surtout à la rentrée, nous proposerons des dynamiques communes afin de concerter et rassembler ce qui peut l’être.

 

Demain donc nous fêterons la Belgique sans complexe, avec détermination, mais non sans inquiétude.

 

 

 

Si vous désirez entrer au BEFFROI ou nous aider simplement, rien de plus facile :

Allez sur www.lebeffroi.eu

A la première page, en bas, à droite cliquez sur : « Entendez-vous le Beffroi qui sonne ? » A la fin de cette présentation se trouve un bulletin d’engagement totalement libre que vous pouvez renvoyer par courriel. Et c’est fait !

 

Le Courrier du BEFFROI ­­­­n° 18 du 20 juillet 2010



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