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Un archevêque, ça ne ment pas.

28/07/2010 ( 127 views / 0 reacties)

Un essai de VdB, pour traduire le "da Vinci Code" dévoilé par Monseigneur Léonard.

Il est aisé de s’en prendre à l’Eglise en ce moment. Ici les croyants se font débaptiser à la pelle, oubliant que le Sacrement est irréfragable par définition. Là-bas, les cours de Justice envisagent d’invoquer la complicité de la hiérarchie catholique jusqu’au Vatican. Qui tremble.

 

Un peu partout, les Loges jubilent.

 

A Malines, elles se sont même essayées à réinventer l’Inquisition, ce privilège désuet de désigner les sorcières qu’il faut livrer à la potence, pour expier les péchés du monde. En particulier ceux impunis des dossiers bis ?

 

Elles risquent de se mordre les doigts, les Loges, de s’attaquer en dilettantes à la puissance inimaginable de l’Eglise Catholique Romaine, qui tint tête à Mussolini et à Hitler, qui fit tomber l’Union Soviétique dans les chantiers navals de Gdansk, qui restaura l’ultra-orthodoxie religieuse aux Etats-Unis sous l’ère Bush, et qu’on ne peut pas précisément qualifier de mouvement sectaire, comme l’est la franc-maçonnerie.

 

L’Eglise ne bénéficie évidemment pas des relais judiciaires nécessaires pour enliser des affaires qui la compromettent. Ce sont-là des domaines de chasse réservés à la grande fraternité à trois points, qui ne se prive pas d’étouffer en meute les affaires de pédo qui la gênent, en écrasant des magistrats non initiés tels que Connerotte, Bourlet ou Monin.

 

L’Eglise catholique dispose d’autres atouts, tels que son statut diplomatique, son Etat souverain du Vatican, sa propre langue internationale latine, son droit canon. Son service de renseignements, fondé sur vingt siècles de confessions intimes des chrétiens et d’un trésor d’informations inimaginables rapportées par son clergé, était plus efficace pendant la guerre froide, que les espions américains.

 

Avec son sacrement de la confession, peut-être l’Eglise en sait-elle-même plus long que la Justice belge, dans un dossier tel que Dutroux bis, que les observateurs les plus avertis. L’Eglise sait tout, et elle a toujours tout su. Ses ennemies jurées, les Loges, en sont malades.

 

Les hyènes ont donc attendu la nuit, pour dévorer le vieux buffle par surprise. En débutant le festin par le cul et les couilles du Cardinal Danneels, la Loge a frappé fort jusqu’au grotesque, mais ne s’est pas montrée fort courageuse : il fut un temps auquel les anticléricaux portaient un nom, au lieu d’un masque.

 

En Belgique, quelqu’un a donc décidé que l’Eglise n’est plus respectable. Quelqu’un qui n’a qu’une chose en tête : détruire l’une des dernières forces de résistance morale du pays. Il s’agit de pisser dans le calice, jusqu’à la lie.

 

Lorsque la justice d’un pays est politique, les procès de ce pays sont politiques.

 

Le procureur général de Liège, ce Visart de Bocarmé qu’on voit aussi souvent que Reynders à la télévision, s’est bruyamment plaint du scandaleux pétard médiatique que provoqua, au plus mauvais moment de sa campagne électorale, une perquisition chez le fils de feu le frère Mathot, surpris jusqu’au menton dans un (jack)pot de confiture pas triste de quelques millions.


Un haut-magistrat est ainsi publiquement intervenu dans le dossier d’un juge d’instruction (trop ?) audacieux, pour calmer le jeu médiatique qui s’empare du frère Mathot. A-t-il fait pareil pour protéger le cardinal Danneels du chapelet de violations volontairement diffamatoires de l’instruction malinoise ?

 

On ignore évidemment si ce juge d’instruction liégeois, insolent jusqu’à perquisitionner la petite culotte d’un parrain du PS liégeois en pleine campagne électorale, finira couillon ou maçon comme Visart ou Mathot. Toujours est-il que les informations, dans ce dossier explosif de corruption qui gêne un  influent (fils d’)apparatchik, ne parviennent au public qu’au compte-gouttes.

 

Le camarade Mathot ne subira donc pas le calvaire médiatique du cardinal Danneels.

 

En quelques jours de diffamation médiatique organisée par « quelqu’un », tout ce qui porte chasuble se suspecte aujourd’hui de pédophilie. La police a même découvert une photo d’une très jeune enfant, nue, sur l’ordinateur du cardinal. « On » ne publiera que plus tard ce que les enquêteurs savaient depuis le début : il s’agit d’une photo publiée dans toute la presse, une très belle photo d’art.

 

S’il s’était agi d’une photo scandaleuse, le cardinal aurait évidemment été arrêté. Déçus sans doute de ne pas avoir trouvé toute une littérature BDSM dans l’ordinateur du cardinal en retraite, « ils » ont malgré tout sorti cette photo du secret de l’instruction, pour tremper Danneels dans la pédophilie la plus dégoûtante possible.

 

Rideau ?

 

Le dernier mot n’est pas écrit, sur ce dernier complot des loges. Elles ont eu raison de la gendarmerie qui gênait dans l’affaire Dutroux, elles n’auront pas la peau de l’Eglise, qui en sait long aussi sur les réseaux de compromission pédophilique organisée.

                                                                                                   

Parce que l’évêque de Bruges n’est pas Dutroux, parce que le cardinal Danneels n’est pas Nihoul, et parce que les institutions chrétiennes sont évidemment exemplaires plutôt que critiquables, le hold-up juridico-médiatique sur l’eau bénite qui a été commis par quelques magistrats et par leurs frères commanditaires, vire à l’eau de boudin.

 

Le malaise de la population est général, et ce malaise porte sur les étranges manières de la justice et de la presse. La ficelle de la fouille de la crypte était trop grosse, l’opinion n’a pas mordu à l’hameçon.

 

Des curés, j’en ai eu des dizaines comme éducateurs. En soutane, en col blanc et chemise noire, en jeans, en maillot de foot ou de bain, j’ai tout vu d’eux sauf un curé à poil ou à couilles. Les bonnes sœurs aussi, qui soulevaient tout leur attirail vestimentaire quand elles faisaient trempette à Coq-sur-Mer, ne m’ont jamais donné l’occasion imaginer qu’il existait un no man’s land sous leur burka.

 

Ces pédagogues m’ont tout appris, parce qu’ils menaient des vies exemplaires. Comme des centaines de millions d’adeptes de l’éducation chrétienne, je leur dois une grande partie des valeurs que j’ai éduquées à mes enfants. Même si j’ai dû me résoudre très jeune, en cachette, à fréquenter les portes cochères plutôt que les portes d’église, c’est bien loin de toute soutane que j’ai commis tous les délicieux péchés possibles de la chair.

 

Crier la suspicion à l’existence de réseaux pédos catholiques, alors que la suspicion sur ce sujet portait jusqu’ici sur les loges capables seules de museler la curiosité judiciaire sur les réseaux X dans l’affaire Dutroux, m’apparaît bien opportun.

 

Fallait-il souiller d’un coup toute l’eau bénite du pays, en choisissant le bon moment d’une réunion des évêques pour aller déterrer le cadavre du Cardinal Mercier comme des hyènes, ce héros de la Grande Guerre qui fut le seul interlocuteur redouté par l’occupant ? 


Les hussards fusillèrent en  août 14 à Arlon, à Dinant, à  Etalle, à Yvoir, ailleurs encore, ils fusillèrent ensuite Gabrielle Petit et toute la résistance belge, mais ce Mercier leur tiendra tête, avec sa litanie le lettres archiépiscopales dignes d’un Megazine de l’époque.


La loge violera ce symbole inviolé de la résistance citoyenne, en fouillant ses ossements à la une des média. S’agissait-il de trouver 6.000 cheveux, du sperme d’adulte et du sang d’enfants ?

 

Cette descente symbolique jusqu’au fond de la crypte me rappelle celle des nazis autrichiens dans « La Mélodie du Bonheur » : il s’agit davantage de briser un pouvoir local honorablement et moralement respecté, que de punir une faute ou un délit quelconque.

 

La guerre antireligieuse a repris, qui s’enflamme régulièrement  depuis la révolution française. Mais le Pearl Harbour qui aurait dû décapiter l’archevêché, semble avoir manqué son but : de partout, des citoyens croyants ou non, crient au scandale de l’Inquisition maçonnique.

 

Ce mouvement de protestation populaire prend de l’ampleur, il repositionnera l’Eglise qui sortira rajeunie et renforcée de cette discrimination judiciaire dont elle est victime aujourd’hui.

 

Comme les nazis et les communistes, les hyènes maçonnes ont oublié que le jour revient après la nuit. L’Eglise en a vu d’autres, et de toutes les couleurs. L’électrochoc lui fera du bien.

 

Des Papes couchaient jadis avec des putes en sifflant du Châteauneuf toutes les heures que le bon dieu leur accordait. Pendant les deux guerres mondiales, le clergé a servi de relais de gouvernement à la population et à la résistance, parce qu’il constituait la seule expression résiduelle de la liberté de penser dans les territoires occupés. D’autres au Vatican, plus récemment et plus vilainement, se sont sucrés pendant des décennies sur la mafia pour financer les missions. C’est l’Eglise, ensuite, qui fera tomber le rideau de fer en menant la grève sur les chantiers navals de Gdansk. Il y a toujours eu des hauts et des bas dans l’histoire chrétienne.

 

Et aussi, il n’y a jamais eu autant de catholiques dans le monde, ni autant de ferveur qu’aujourd’hui. Cette ferveur est entretenue par la très large majorité des ecclésiastiques, qui exercent leur sacerdoce de manière exemplaire. Les chrétiens ne se convertissent pas par hasard, ni par naïveté. Ils se convertissent en raison de l’utilité morale et sociale de l’Eglise chrétienne. Les loges en bavent, qui vivent cloîtrées dans les catacombes du pouvoir occulte.

 

Déjà des questions se posent, et des voix s’élèvent sur toute cette publicité du dossier d’instruction, où se complotent les fuites volontaires au point que la presse est informée avant le cardinal Danneels lui-même. Certains s’interrogent aussi sur la violation du secret de la confession, qui relève de la liberté religieuse, et sur la violation du secret médical.

 

On est en tous cas loin de la discrétion de l’affaire Mathot. Le frère maçon Visart de Bocarmé, qui se met à nouveau cette fois-ci à commenter dans les médias ce dossier malinois qui ne le concerne pas, mais concerne un pair magistrat qui n’est pas de son ressort judiciaire, se régale devant les caméras de l’égalité des citoyens devant la loi, et ne se révolte plus de toute cette violation du secret de l’instruction, comme il l’a fait pour son compagnon (le fils de) Mathot.

 

Personne n’accusera impunément le Megazine de mœurs calotines : quand l’occasion se présente, il s’y croque du curé sans aucun ménagement,… mais en plein jour. L’une des révélations de nos longues séries de publications sur le harcèlement maçonnique, fut cependant que les catholiques subissent plus souvent des harcèlements judiciaires et politiques, que d’autres citoyens…

 

Deux amis qui me sont chers ont été violés dans un collège, dont un par un prêtre. Il fut impardonnable à l’époque, de taire la chose. Il n’y avait aucune manière de s’en plaindre, et la télévision n’existait pas. Nous étions ignares de la société. Mes amis en ont souffert, et ils ne veulent pas revivre le calvaire de leur enfance devant les appareils photographiques et les caméras.


J’ignore s’ils ont fait confiance à la commission Adriaens, dirigée par un médecin. Je sais qu’un procès détruirait aujourd’hui ce qu’il reste d’eux, en termes de confiance en la société : utilisés comme des objets par (de mauvaises brebis de) l’Eglise, utilisés ensuite par (de fraternels compagnons de) l’ordre judiciaire, ils finiraient au trou à la place de leurs utilisateurs.

 

Toute la journée jusque tard le soir, « ils » ont cuisiné le Cardinal pendant dix heures. C’est un vieillard usé, qui a dû rentrer chez lui pour lire la Passion du Christ, celle qui se répète et en fera sans doute un saint. Déjà le peuple est appelé à voter la crucificion à l’applaudimètre, excité par une presse obscure : faut-il libérer Math… euh… Barabbas, et crucifier le prophète Danneels ?

 

« Ils » veulent la peau d’un Danneels, comme « ils » ont eu celle d’un Connerotte ou d’un Monin. S’agissait-il de prendre le contrôle d’une enquête secrète sur la pédophilie, quelques années à peine après que certains magistrats aient réussi par le truc du dossier bis, à étouffer les révélations de Régina Louff ?.

 

Si des maçons antireligieux sont impliqués dans les complots judiciaires qui ont affecté l’instruction des dossiers bis de l’affaire Dutroux, ou dans des cabales judiciaires qui ont étouffé les dénonciations de protections judiciaires de la pédophilie locale par le juge Monin à Dinant, l’Eglise le sait. Le curé constitue un recours habituel des catholiques et des maçons en détresse, en raison des Silences judiciaires qui désarçonnent les victimes et les dénonciateurs de bonne foi.

 

Dans le contexte surréaliste de la sonde des carrelages et du da Vinci Code cité par Mgr Léonard, se pose aujourd’hui la question qu’une fatwa n’ait été lancée par les mêmes frères que ceux qui ont saboté l’instruction des dossiers Dutroux bis.

 

Ils auraient pu attendre la fin des travaux de la commission, pour en estimer l’efficacité. Il y avait accord sur cette question. Pourquoi ont-ils pris un tel risque à Malines, et pourquoi ont-ils tout sondé ?

 

Pourquoi toute cette démesure et cette publicité ? S’agissait-il de détourner l’attention d’un péché mortel de la Loge, quitte à ce que la descente provoque un scandale véniel de l’Ordre judiciaire belge ?

 

S’agissait-il de savoir ce que l'Eglise sait ? De récupérer des dossiers compromettants coûte que coûte ? Certains frères bien informés ont-ils appris que l’Eglise s’intéressait au dossier Dutroux, et peut-être au dossier bis ?

 

Le double jeu judiciaire n’est pas exclu.  Quelqu’un, manifestement, joue sa partition secrète à l'orgue et au clairon. Les citoyens n’en ont pas la clé.

 

Et pourtant, qu’on la lise des deux côtés, il ne s’agit de rien d’autre que d’un hymne à la gloire de l’ennemi juré de la Loge. S’"ils" crucifient Danneels, "ils" en font un saint. S’"ils" le libèrent, le Vatican s’en occupe. Echec et mat.

 

Caramba ! C’est encore raté.

 

Peut-être s’agissait-il donc vraiment d’un da Vinci Code.

 

Un archevêque, ça ne ment pas.

 

Patrick Vanden BERGHE

 

 

 




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