Morkhoven : des documents cachés de l’affaire Zandvoort découverts dans un garage à Rotterdam .

Les enquêteurs du Werkgroep Morkhoven ont découvert hier à Rotterdam des
documents secrets de Gerry Ulrich, la figure de proue de l’affaire
Zandvoort. Celui-ci, avant de déménager en Italie, où il sera assassiné
un an plus tard, avait dissimulé des centaines
de documents et d’innombrables photos dans 7 boîtes en carton, cachés
dans un garage qu’il louait à Rotterdam.

La trouvaille fait suite à la constatation par le Werkgroep qui a
soigneusement épluché le carnet d’adresse d’Ulrich, qu’une de ces
adresses de ce carnet était celle d’un studio à Rotterdam auquel se
trouvait lié un garage.

Les enquêteurs ont trouvé étonnant qu’Ulrich louait là un garage dont la
location se poursuit jusqu’à l’heure actuelle, bien que sous un autre
nom. La visite, hier, des équipes du Morkhoven à ce studio et à ce
garage, a amené la découverte des sept boîtes en
carton.

Les enquêteurs ne veulent pour le moment rien révéler du contenu de ces
cartons, avant d’en avoir soigneusement étudié tout le contenu.

Maarten.

Morkhoven : verborgen documenten van kopstuk Zandvoort gevonden in garage te Rotterdam .

Onderzoekers van de Werkgroep Morkhoven hebben gisteren in Rotterdam de hand gelegd op het geheime documentatiebestand van het Zandvoortkopstuk Gerry Ulrich . Deze had alvorens naar Italië af te reizen waar hij amper een dag later vermoord werd , honderden documenten en tal van fotobestanden in 7 kartonnen dozen ondergebracht in een huurgarage in Rotterdam .

De vondst kwam er nadat de Werkgroep de adressenbestanden van Ulrich grondig had uitgeplozen . Een van die adressen bleek een studio te zijn in Rotterdam waaraan een garage was gekoppeld .

Het was de Morkhovenaren opgevallen dat Ulrich aldaar een garage bezat waarvan tot op heden nog steeds onder een andere naam de huur doorliep .
Een bezoekje gisteren van de Morkhoven teams aan de studio en de garage bracht de Morkhovenaren bij de 7 kartonnen dozen .

Over de inhoud wil Morkhoven nog niets kwijt . Zij gaat de aangetroffen documenten en bijhorende grondig onderzoeken .

Maarten .

Femme reporter en Syrie : le salaire de la peur.

A Alep, en avril 2013 (Sipa)

Ce texte sur son expérience syrienne a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la ‘Columbia Journalism Review’,
par Francesca Borri, journaliste indépendante italienne, par ailleurs
auteur d’un livre sur le Kosovo et d’un autre sur les rapports entre
Israéliens et Palestiniens intitulé ‘Quelqu’un avec qui parler’ (Manifestolibri, 2010).

Il a suscité de très nombreuses réactions, auxquelles Francesca Borri a elle-même répondu sur le site du ‘Guardian’. Il nous a semblé qu’il méritait d’être traduit en français. 

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je
lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et
reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a
regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes
italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail: «Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ?»

Le même jour, dans la soirée, j’ai retrouvé le camp rebelle où je
vivais, au beau milieu de cet enfer qui s’appelle Alep, et dans la
poussière et la faim et la peur, j’ai espéré trouver un ami, un mot
compatissant, un geste tendre. Au lieu de ça, je n’ai trouvé qu’un autre
e-mail de Clara, qui passe ses vacances chez moi en Italie. Elle m’a
déjà envoyé huit messages «Urgents !». Aujourd’hui elle cherche ma carte
de spa, pour se faire masser gratuitement. Les autres messages dans ma
boîte de réception ressemblaient à ça: «Excellent, ton article
aujourd’hui ; aussi excellent que ton livre sur l’Irak.»
Malheureusement, mon livre ne parlait pas de l’Irak, mais du Kosovo.

Du reporter freelance, les gens gardent l’image romantique d’un
journaliste qui a préféré la liberté de traiter les sujets qui lui
plaisent à la certitude d’un salaire régulier. Mais nous ne sommes pas
libres, bien au contraire. Rester en Syrie, là où personne ne veut
rester, est ma seule chance d’avoir du boulot. Je ne parle pas même
d’Alep, pour être précise. Je parle de la ligne de front. Parce que les
rédacteurs en chef, en Italie, ne veulent que le sang et les «bang bang»
des fusils d’assaut. J’écris à propos des groupes islamistes et des
services sociaux qu’ils mettent à la disposition des populations, les
racines de leur pouvoir ? une enquête beaucoup plus complexe à mener que
le traditionnel article en direct du front. Je fais tout mon possible
pour expliquer, et pas seulement pour émouvoir, et je me vois répondre: «Qu’est-ce que c’est que ça ? Six mille mots et personne ne meurt ?»

A vrai dire, j’aurais dû comprendre ça la fois où mon rédacteur en
chef m’a demandé un article sur Gaza, parce que Gaza, comme d’habitude,
était bombardé. J’ai reçu cet e-mail: «Tu connais Gaza par c?ur», écrivait-il. «Quelle importance, que tu sois à Alep ?»
Exactement. La vérité est que j’ai fini en Syrie parce que j’avais vu
dans «Time» les photos d’Alessio Romenzi, qui est entré dans Homs par
les égouts quand personne ne savait ce qu’était Homs. J’ai regardé ses
clichés en écoutant Radiohead ? ces yeux, qui me fixaient ; les yeux de
ces gens en train de se faire massacrer par l’armée d’Assad, un par un,
et personne n’avait même entendu parler d’un endroit nommé Homs. La
conscience broyée comme par un étau, je n’ai pas eu d’autre choix que de
partir en Syrie.

Mais que vous écriviez d’Alep ou de Gaza ou de Rome, les rédacteurs
en chef ne voient pas la différence. Vous êtes payé pareil: 70$ par
article. Même dans des endroits comme la Syrie, où la spéculation
délirante fait tripler les prix. Donc, par exemple, dormir dans une base
rebelle, sous les obus de mortier, sur un matelas posé à même le sol,
avec cette eau jaune qui m’a donné la typhoïde, coûte 50$ par nuit ; une
voiture coûte 250$ par jour.

Donc, plutôt que de minimiser les risques, vous finissez par les
maximiser. Non seulement vous ne pouvez pas vous payer une assurance ?
presque 1000$ par mois ? mais vous ne pouvez pas non plus payer un
fixeur ou un traducteur. Vous vous retrouvez seul en terre inconnue. Les
rédacteurs en chef sont bien conscients que rémunérer un article 70$
vous pousse à économiser sur tout. Ils savent aussi que si vous êtes
sérieusement blessé, une partie de vous espère ne pas survivre, parce
que vos finances ne vous permettent pas d’être blessé. Mais ils achètent
l’article, même quand ils refuseraient d’acheter un ballon de foot Nike
fabriqué par des enfants pakistanais.

Les nouvelles technologies nous amènent à penser que
la vitesse est un élément de l’information. Mais ce raisonnement repose
sur une logique autodestructrice: le contenu, désormais, est
standardisé, et votre journal, votre magazine, n’a plus aucune
singularité, et il n’y a donc plus aucune raison de payer un reporter.
Pour les nouvelles, j’ai Internet ? gratuitement. La crise que les
médias traversent est une crise du média lui-même, pas du lectorat. Les
lecteurs sont toujours là, et contrairement à ce que croient beaucoup de
rédacteurs en chef, ce sont des gens intelligents qui demandent de la
simplicité sans simplification. Ils veulent comprendre, pas uniquement
savoir.

Chaque fois que je publie un témoignage de guerre, je reçois une
douzaine d’e-mails de personnes qui me disent : «Ok, bel article,
tableau saisissant, mais je voudrais comprendre ce qu’il se
passe en Syrie.» Et j’aimerais tellement répondre que je ne peux pas
proposer d’articles d’analyse, parce que les rédactions vont simplement
le survoler et me dire: «Tu te prends pour qui, gamine ?» –
malgré mes trois diplômes, mes deux livres et mes dix années passées à
couvrir des guerres, d’abord comme enquêtrice humanitaire puis comme
journaliste. Ma jeunesse, au passage, s’est volatilisée quand des
morceaux de cervelle m’ont éclaboussée. C’était en Bosnie. J’avais 23
ans.

Les journalistes freelance sont des journalistes de seconde zone ?
même s’il n’y a que des freelance ici, en Syrie, parce que c’est une
guerre sale, une guerre du siècle dernier ; c’est une guerre de tranchée
entre des rebelles et des loyalistes qui sont si proches qu’ils se
hurlent dessus pendant qu’ils se mitraillent. Quand vous découvrez la
ligne de front, vous n’en revenez pas, avec ces baïonnettes que vous
n’avez jamais vues que dans les livres d’histoire. Les guerres modernes
sont des guerres de drones, mais ici ils combattent mètre par mètre, rue
par rue, et on en chie de peur.

Et pourtant les rédacteurs en chef, en Italie, vous traitent comme un
enfant ; vous prenez une photo hallucinante, et ils vous disent que
vous avez été chanceux, au bon moment au bon endroit. Vous décrochez une
exclusivité, comme l’article que j’ai écrit un septembre dernier sur la
vieille ville d’Alep, classée au patrimoine de l’UNESCO, réduite en
cendres tandis que les rebelles et l’armée syrienne se disputaient son
contrôle. J’ai été la première reporter étrangère à y pénétrer, et les
rédacteurs en chef vous lancent: «Comment pourrai-je justifier que mon journaliste n’ait pas pu entrer et que vous y êtes parvenue ?» J’ai reçu un e-mail d’un chef de service à propos de cet article: «Je le prends, mais je le publierai sous le nom de mon journaliste.»

Et puis, bien sûr, je suis une femme. Un soir,
récemment, il y avait des tirs de mortier partout et j’étais assise dans
un coin, avec la seule expression qu’on peut avoir sur le visage quand
la mort risque de frapper d’une seconde à l’autre, et un autre reporter
arrive, me regarde de la tête aux pieds, et me dit: «Ce n’est pas un endroit pour une femme.» Que pouvez-vous répondre à un type comme ça ? Crétin, ce n’est un endroit pour personne.

Si je suis effrayée, c’est parce que je suis lucide. Parce qu’Alep
n’est que poudre à canon et testostérone et que tout le monde est
traumatisé: Henri, qui ne parle que de guerre ; Ryan, bourré
d’amphétamines. Et pourtant, à chaque fois que nous voyons un enfant
taillé en pièces, c’est d’abord vers moi, la femme «fragile», qu’ils se
tournent, pour savoir comment je me sens. Et je suis tentée de leur
répondre : je me sens comme vous. Et les soirs où j’ai l’air blessée, ce
sont les soirs où je me protège, où j’évacue toute émotion et tout
sentiment ; ce sont les soirs où je m’épargne.

Parce que la Syrie n’est plus la Syrie. C’est un asile de fous. Il y a
cet Italien qui était au chômage et qui a rejoint al-Qaeda, dont la
mère sillonne Alep pour le retrouver et lui mettre une bonne raclée ; il
y a le touriste japonais qui arpente les lignes de front parce qu’il
dit avoir besoin de deux semaines de «sensations fortes» ; le
Suédois diplômé d’une école de droit qui est venu pour rassembler des
preuves de crimes de guerre ; les musiciens américains qui portent la
barbe à la Ben Laden, prétendant que ça les aide à se fondre dans le
décor alors qu’ils sont blonds et qu’ils mesurent plus d’un mètre
quatre-vingt-dix. (Ils ont apporté des médicaments contre la malaria,
même s’il n’y a pas de cas de malaria ici, et veulent les distribuer en
jouant du violon). Il y a les membres de diverses agences des
Nations-Unies qui, lorsque vous leur dites que vous connaissez un enfant
souffrant de leishmaniose (une maladie transmise par piqûre d’insecte)
et que vous leur demandez s’ils pourraient aider les parents à le faire
soigner en Turquie, vous répondent qu’ils ne le peuvent pas parce que
c’est un cas particulier et qu’ils ne s’occupent que de «l’enfance» en
général.

Mais nous sommes des reporters de guerre après tout,
n’est-ce pas ? Une bande de frères (et de s?urs). Nous risquons nos vies
pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Nous avons vu des choses
que la plupart des gens ne verront jamais. Nous sommes parfaits pour
animer les dîners en ville. Les bons clients que tout le monde veut
inviter.

Mais le secret sordide, c’est qu’au lieu d’être unis, nous sommes nos
propres pires ennemis ; et la raison du papier payé 70$, ce n’est pas
le manque d’argent, parce qu’il y a toujours de l’argent pour un papier
sur les petites amies de Berlusconi. La vraie raison, c’est que quand
vous demandez 100$, quelqu’un d’autre est prêt à le faire pour 70. C’est
une compétition féroce. Comme Beatriz, qui aujourd’hui m’a indiqué une
direction erronée pour pouvoir être la seule à couvrir une
manifestation, tromperie qui m’a menée au milieu des snipers. Juste pour
couvrir une manifestation, semblable à des centaines d’autres.

Pourtant nous prétendons être ici afin que personne ne puisse dire :
«Mais nous ne savions pas ce qui se passait en Syrie.» Alors que nous ne
sommes ici que pour emporter un prix, pour gagner en visibilité. Nous
sommes ici à nous mettre des bâtons dans les roues comme si un prix
Pulitzer était à notre portée alors qu’il n’existe absolument rien de ce
genre. Nous sommes coincés entre un gouvernement qui ne vous accorde un
visa que si vous êtes contre les rebelles et les rebelles qui, si vous
êtes avec eux, ne vous autorise à voir que ce qu’ils veulent bien vous
montrer.

La vérité, c’est que nous sommes des ratés. Deux ans
que ça dure et nos lecteurs se rappellent à peine où se situe Damas, le
monde entier qualifie ce qui se passe en Syrie de «pagaille» parce que
personne ne comprend rien à la Syrie ? hormis le sang, encore le sang,
toujours le sang. Et c’est pour cette raison que les Syriens ne nous
supportent plus maintenant. Parce que nous montrons au monde entier des
photos comme celle de cet enfant de sept ans avec une cigarette et une
kalachnikov. Il est clair que cette photo est une mise en scène mais
elle a été publiée dans les journaux et sur les sites web du monde
entier en mars et tout le monde criait: «Ces Syriens, ces Arabes, quels
barbares !»

Lorsque je suis arrivée ici la première fois, les Syriens venaient vers moi et me disaient: «Merci de montrer au monde les crimes du gouvernement.» Aujourd’hui, un homme est venu vers moi ; il m’a dit: «Honte à vous.»

Si j’avais réellement compris quelque chose à la guerre, je n’aurais
pas essayé d’écrire sur les rebelles et les loyalistes, les sunnites et
les chiites. Parce que la seule histoire qui vaille d’être racontée en
temps de guerre, c’est comment vivre sans peur. Tout peut basculer en
une fraction de seconde. Si j’avais su cela, alors je n’aurais pas eu si
peur d’aimer, d’oser, dans ma vie ; au lieu d’être ici, maintenant,
recroquevillée dans l’obscurité et la puanteur, en regrettant
désespérément tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que je n’ai pas dit.
Vous qui demain serez encore en vie, qu’attendez-vous ? Pourquoi
hésitez-vous à aimer ? Vous qui avez tout, pourquoi avez-vous si peur ?

Francesca Borri

Traduit de l’anglais par Véronique Cassarin-Grand et David Caviglioli

Avec l’autorisation de la ‘Columbia Journalism Review’

Telex – Marcel Vervloesem est rentré cet après-midi à Turnhout.

Marcel Vervloesem, qui le 14 juillet avait été (ré)admis à l’hôpital dans un état critique, a pu rentrer chez lui cet après-midi. Je me suis entretenu avec lui quelques instants, il est fatigué et compte prendre un peu de repos. Que ses amis se rassurent cependant, son moral (de fer) est intact. Il m’a demandé d’adresser son bonjour et ses remerciements à chacun de ses amis.


Patrick Vanden BERGHE

Telex – Nouvelle hospitalisation de Marcel Vervloesem

Marcel a été admis aujourd’hui à l’hôpital, pour une nouvelle admission en urgence. Une opération a coeur ouvert avait bien été envisagée, mais il semble que les choses se soient précipitées.


La rédaction, mais aussi tous les membres et les amis du collectif NNSPMDF adressent leurs encouragements les plus amicaux à Marcel, à sa famille, et à ses collaborateurs du Morkhoven.


PVdB

Aménagement aménagé

Non, la place Monseu ne deviendra pas un espace de convivialité comme la Grand Place de Bruxelles?

Bon d’accord, la place Monseu n’a pas le ?cachet’ de sa consoeur bruxelloise mais la Majorité précédente pensait la rendre piétonnière.

La Majorité actuelle veut maintenir du parking ; le bourgmestre l’a confirmé lors du conseil communal de juin?

Mais la propreté de la place restera une priorité : la Commune va d’ailleurs acheter un ?aspirateur électrique de déchets urbains’ (coût estimé : 22.000 ?) qui permettra de ramasser les?mégots de cigarettes (chose interdite avec les aspirateurs utilisés actuellement…)

Bon dieu, on n’arrête pas le progrès ; vous verrez qu’un jour ce type d’aspirateur parviendra à engloutir papiers gras et frites écrasées? !

PG

Suspense?jusqu’en septembre?

La Ville de Ciney est-elle en très mauvais état (financièrement parlant) ou ?en boni? ?
Personne ne le sait aujourd’hui et surtout pas ceux qui sont chargés de gérer la Commune?
On a cru comprendre que le CDH, membre de l’ancienne majorité (lors d’une conférence de presse), était fière des résultats du compte communal de 2012, un boni de 2 millions d’? se dégageant des statistiques?
Puis, lors de la séance du Conseil communal de ce 24 juin, le Bourgmestre a annoncé qu’en fait de boni, ce serait
plutôt un mali de 5 (ou 6) millions d’??
?Ce serait’ car une ?erreur’ dans la manipulation du (récent) programme informatique comptable a brouillé les calculs?mais des vérifications doivent être effectuées et cet exercice pourrait prendre du temps, les ?vrais’ résultats devant être communiqués aux Cinaciens lors du prochain Conseil?en septembre?
C’est un peu comme si un commerçant, six mois après la clôture de l’année, ne savait pas si il a réalisé un bénéfice de 25.000 ? ou une perte de 75.000 ??
Inquiétant, non? ?
PG

Les fantasmes de Monsieur Dutroux ? Toujours et encore? Julie et Melissa !

Ce jeudi, un scoop du groupe SudPresse, généralement bien informé, nous
annonçait qu’une cassette pédo avait été saisie dans la cellule de Monsieur
Dutroux. En fait, l’homme le plus détesté du pays ne détenait pas une, mais des
dizaines de cassettes VHS dans sa prison…

Ce mode de lecture devenu désuet, semble pourtant encore toujours ravir notre
bonhomme, qui ne sait évidemment pas combien notre monde a changé depuis 1996 :
le CD a ravi depuis longtemps le trône du VHS?

Chacun se rappelle évidemment aussi des fameuses cassettes que le gendarme
Michaux, (nldr : son protecteur inespéré) avait « oublié » de visionner il y a
18 ans, lorsqu’on recherchait les fillettes. Des cassettes qui n’ont en grande
partie jamais été retrouvées?

En ce qui concernait la dernière trouvaille saisie dans sa cellule
nivelloise, le parquet vient de démentir qu’il s’agissait d’une cassette pédo. En
ajoutant qu’elle contenait simplement des photos de fillettes en bikini, « ce
qui n’est pas répréhensible »?

En fait, cette cassette VHS contenait un film porno démodé, ce qui peut se
comprendre dans un monde carcéral, peu propice aux copulations épanouissantes. Et
cette cassette porno ne contenait pas non plus d’images pédophiles, comme vient
de le confirmer le parquet de Nivelles.

La presse belge, à l’exception du groupe SudPresse, vient donc d’éteindre l’incendie :
elle relaie à tour de bras que cette cassette contient en fait des “photos de fillettes
en bikini, ce qui n’est pas répréhensible”.

De qui se moque la presse belge ?

Ce sont des photos de Julie et
Melissa que Monsieur Dutroux a pu (faire) dissimuler dans cette cassette porno,
mélangeant à nouveau les genres avec le cynisme maladif qu’on lui connaît !

Evidemment, dissimuler des photos de Julie et Melissa dans une cassette
porno n’est pas répréhensible. Mentir par omission, en qualifiant ces deux
victimes de « fillettes en bikini », n’est pas répréhensible non plus ! 

Et fantasmer là-dessus, entre deux images pornographiques pour adultes, ne l’est
pas davantage ! 

Qu’on ait pu laisser la veuve poignet de Monsieur Dutroux, s’acharner 18 ans de plus sur ses victimes, n’en demeure pas moins une injure pour le moins cynique. Pendant ce temps, Madame Martin espérait postuler un emploi dans une école.

Autant verser de la confiture aux groseilles ce soir, sur mes sardines à l’huile d’olive.

Rien ne peut plus m’écoeurer, on aura décidément tout vu et tout entendu dans cette histoire.

Patrick Vanden BERGHE

Marcel Vervloesem quitte l’hôpital, mais les inquiétudes subsistent.

Cineyrgie et Morkhoven
se sont à nouveau rencontrés à l’hôpital du Sacré-C?ur à Lierre, où ils se sont
entretenus un peu plus longtemps que samedi dernier.

Marcel a subi une batterie
d’examens et d’analyses médicaux pendant son séjour à l’hôpital, qui feront l’objet
d’une communication publique de sa part, dès que sa famille en aura été informée ;
Marcel a demandé qu’on ne communique pas ses intentions pour le moment, il souhaite
se réserver quelques jours de repos et de réflexion en famille, au retour de son
hospitalisation. En attendant, nous résumerons que son état de santé reste inquiétant.

L’entretien a aussi porté
sur l’intégration européenne des collectifs. Ce mercredi, les néerlandais s’étaient
également rendus au chevet de la tête de proue du Morkhoven. Ils ont notamment commenté
l’évolution du dossier Demmink, un haut-fonctionnaire du gouvernement néerlandais
dont les protections se lézardent en ce moment, depuis sa mise en cause par les
journaux De Volkskrant et du Telegraaf : l’explosion du scandale Demmink, directement
lié à l’affaire de Zandvoort, se produit donc en ce moment. Elle aura des répercussions
internationales, notamment en Belgique.

Une bonne nouvelle nous
est venue du Canada. Suite à divers contacts qui ont été entrepris ces derniers
mois, et qui se sont concrétisés par des accords récents, un collectif canadien
vient aujourd’hui de se joindre à la petite vingtaine de réseaux européens qui agissent
en concertation, certains déjà depuis des années.

Le seul endroit où l’évolution
de la lutte contre la pédocriminalité laisse à désirer, reste la France. S’il peut
se confirmer que Stan Maillaud y est en pleine forme, plus actif que jamais, l’action
y est rendue difficile en raison des infiltrations réussies des RG. Le Megazine
consacrera bientôt une chronique sur ce sujet.

Patrick Vanden BERGHE